Thomas De Koninck (1934-2026)

Corps et âme pour la dignité humaine

Photo officielle - Université Laval

Montréal, 18 février 2026 – Le réseau citoyen Vivre dans la Dignité tient à offrir ses condoléances à la famille et aux proches d’un grand professeur et philosophe québécois,
M. Thomas De Koninck, décédé le 16 février à Québec.

Depuis l’annonce de son décès, hommages et éloges fusent dans les médias et les réseaux sociaux. Déjà, son fils Marc, l’Université Laval, le député Sol Zanetti ont souligné la contribution exceptionnelle de cet homme d’esprit au grand cœur. A-t-il inspiré le personnage du Petit Prince d’Antoine de
Saint-Exupéry comme nous le rappelle l’auteure Christine Michaud ? Son apport à la vie des idées, au Québec comme à
l’international, demeure quant à lui incontestable.

Comme plusieurs l’ont déjà souligné, sa contribution à la question de la dignité humaine a souvent été au cœur de son engagement citoyen. Elle a été reconnue à maintes reprises, notamment lors de la remise du prix La Bruyère de l’Académie
française pour son ouvrage De la dignité humaine, en 1996.

Son attachement pour cet enjeu en a fait un acteur important des débats entourant la fin de vie au Québec et un formidable allié de notre cause. Au fil des ans, ses deux seules interventions à l’Assemblée nationale du Québec ont porté sur
ce sujet (2010 : mémoire et audition vidéo ; 2021 : mémoire
et audition vidéo).

Nous reprenons ici la conclusion de son mémoire remis à la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, en 2010 :


Je suis profondément convaincu, pour ma part, arguments à l’appui, que chaque être humain, quel qu’il soit et quelle que soit sa condition, est unique au monde et possède une égale dignité, celle d’une fin en soi, justement. On ne peut dès lors jamais dire ou penser : « lui ne compte pas », ou encore « sa vie à elle ne mérite plus d’être vécue ».  Avec la dignité humaine entendue en ce sens rigoureux, qui est à l’opposé de la dignitas romaine de jadis, aucun compromis n’est possible. Tout être humain compte.


Cette conviction l’a mené plusieurs fois à s’exprimer en faveur du « trésor des soins palliatifs » et à s’opposer à toute forme d’euthanasie et de suicide assisté – l’expression « aide médicale à mourir » (AMM) demeurant pour lui un oxymore.

Alors que les députés français débattent cette semaine d’une ouverture à un « droit à l’aide à mourir » et que l’élargissement au Canada de l’accès à l’AMM pour trouble mental est toujours prévu pour mars 2027, l’œuvre de Thomas De Koninck doit faire réfléchir.

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Contact médias:

Jasmin Lemieux-Lefebvre
Coordonnateur
Réseau citoyen Vivre dans la Dignité
info@vivredignite.org

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