Aujourd’hui, 10e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Loi concernant les soins de fin de vie
Montréal, 10 décembre 2025 – En ce 10e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Loi concernant les soins de fin de vie (10 décembre 2015), le réseau citoyen Vivre dans la Dignité partage les faits saillants de sa campagne de sensibilisation qui se déroule depuis le début du mois (voir notre communiqué du 30 novembre).
Selon le réseau citoyen, voici 10 déséquilibres engendrés par la Loi :
1) Aide
médicale à mourir: le « soin » qui n’est plus l’exception promise
2) Promesse de priorité aux soins palliatifs, mais peine à mesurer accès et
qualité
3) Accès élargi à l’AMM: où s’arrêtera la pente glissante?
4) Le « droit de mourir dans la dignité » devenu synonyme de l’AMM
5) Troubles mentaux et demandes anticipées: hauts et bas de la cohabitation
avec la Loi canadienne
6) Directives médicales anticipées: impact presque inexistant
7) Sédation palliative continue: un soin de fin de vie toujours méconnu
8) Médias et culture: présentation inégale des soins de fin de vie
9) Subventions et statut de bienfaisance: des organismes traités différemment
selon leur position face à l’AMM
10) Pressions douces pour une mort anticipée idéalisée
Chaque déséquilibre est approfondi sur la page thématique de la campagne :
https://vivredignite.org/10ans-desequilibres
Voici trois exemples d’informations que l’on peut retrouver sur la page et
qui n’ont pas encore reçu de couverture médiatique :
– En 2024, 62% (!) des AMM administrées à des personnes dont la mort naturelle
n’étaient pas
« raisonnablement prévisible » (appelée « voie 2 ») provenaient du Québec
(données du rapport sur l’AMM au Canada publiées le 28 novembre dernier);
– Dans son dernier rapport, la Commission sur les soins de fin de vie a refusé
de partager les données qu’elle avait en main sur les soins palliatifs, jugeant
qu’elles ne « sont pas représentatives de la situation réelle »;
–
Le projet de loi no 1, Loi
constitutionnelle de 2025 sur le Québec cristallise l’association
« mourir dans la dignité » = « aide médicale à mourir ».
Les communications
gouvernementales l’entourant misent sur la protection du « droit des
Québécoises et des Québécois de mourir dans la dignité et d’avoir recours à
l’aide médicale à mourir ». Pour respecter l’esprit et le contenu de la Loi
concernant les soins de fin de vie, il faudrait toujours rappeler que les soins
palliatifs et la sédation palliative permettent une fin de vie digne en
soulageant les souffrances physiques et psychiques, sans abréger la vie.
Sur ce point, le réseau citoyen Vivre dans la Dignité participera ce vendredi 12 décembre à 11h15 aux auditions publiques de la consultation générale sur le projet de constitution du Québec. Son mémoire Fin de vie, soins de santé et dignité est disponible sur son site internet.
– 30 –
Jasmin Lemieux-Lefebvre
Coordonnateur
Réseau citoyen Vivre dans la Dignité
info@vivredignite.org
DEC
2025
